Questions-réponses


Faut-il retirer les circulaires des sacs en plastique avant de les placer dans le bac?

Oui. Pour ne pas nuire aux opérations dans les centres de tri, il faut retirer les circulaires des sacs en plastique avant de les placer dans le bac de récupération. Les sacs de plastique doivent quant à eux être rassemblés dans un sac de sacs, noué, afin d’en faciliter le tri.

Existe-t-il des débouchés pour les matières recyclées au Québec?

Oui. Il existe au Québec plusieurs industries qui achètent les matières des centres de tri pour les recycler, que ce soit le papier, le carton, le plastique, le verre ou le métal. De plus, ÉEQ et RECYC-QUÉBEC travaillent de concert sur des projets et des programmes pour le développement des marchés des matières recyclées moins en demande, comme le verre.

Par ailleurs, les fabricants québécois développent de plus en plus de produits et contenants faits à partir de matières recyclées. C’est le cas également pour d’autres matières comme les plastiques (ex : Plastrec).

Devons-nous séparer les diverses parties d’un contenant ou d’un emballage?

Oui, en séparant les emballages composés de différentes matières, vous aidez aux processus de tri et de recyclage. C’est le cas, par exemple, quand vous séparez le couvercle de métal d’un pot en verre avant de le déposer dans le bac de récupération.

Rappelez-vous toutefois qu’il n’est pas nécessaire d’enlever l’étiquette sur les boîtes de conserve!

Les entreprises sont-elles responsables financièrement de l’impact social et environnemental des matières qu’elles génèrent?

Oui. Le gouvernement du Québec, par le biais du régime de compensation impose à l’industrie l’obligation de compenser financièrement les municipalités pour leurs services de collecte sélective des matières recyclables. Le régime s’inspire de la responsabilité élargie des producteurs (REP), un principe qui étend les obligations du producteur à l’égard d’un produit jusqu’à l’étape suivant sa consommation. Ce principe est de plus en plus répandu au Canada et en Europe et, depuis 2013,  les entreprises assument 100 % des coûts de collecte, transport, tri et conditionnement des matières recyclables.

Source : OCDE Responsabilité élargie des producteurs : Manuel à l’intention des pouvoirs publics 2001

Les centres de tri peuvent-ils rejeter certaines matières?

Oui. 91 % des matières récupérées sont effectivement recyclées au Québec. Selon une étude de 2010, le taux moyen de rejets des centres de tri au Québec s’établissait à 9 %. Ces rejets sont constitués principalement d’objets et de produits non acceptés dans le programme de collecte sélective ou de matières non recyclables.

En triant mieux ses matières à la maison, le citoyen contribue à réduire les taux de rejets du centre de tri.

Pourquoi la collecte sélective est-elle en progression constante?

C’est un système simple et pratique, car il suffit de déposer les matières recyclables pêle-mêle dans le bac. Les citoyens sont davantage sensibilisés à l’importance de faire ce geste pour l’environnement, et le processus de traitement des centres de tri est également en amélioration continue. De plus, 7 000 points de récupération de matières recyclables ont été ajoutés à l’extérieur des foyers depuis 2007.

Source : Rapport d’activité et résultats 2008-2011, La Table pour la récupération hors foyer 

L’augmentation de la récupération et la diminution des gaz à effet de serre sont-elles reliées?

Oui. Premièrement, la récupération des matières permet d’éviter leur enfouissement ou leur incinération, qui sont des sources de gaz à effet de serre. Deuxièmement, elle permet d’éviter l’utilisation de matières premières pour la fabrication de nouveaux produits et par conséquent, réduit les gaz à effet de serre associés à leur extraction, leur production, leur transport et leur enfouissement ou incinération.

Est-ce que tous les types de plastique sont acceptés dans les centres de tri?

Non. Le polystyrène (plastique numéro 6) est refusé dans la majorité des municipalités au Québec. Les contenants et emballages de plastiques portant les autres numéros sont généralement acceptés dans le bac de récupération. Les types de plastique sont identifiés sous le contenant par un numéro de 1 à 7, situé au centre d’un triangle formé de trois flèches.

Les sacs étiquetés biodégradables, oxodégradables ou compostables, ont-ils leur place dans le bac?

Non, les sacs biodégradables, oxodégradables ou compostables, ne doivent pas être déposés dans le bac. Il existe différents types de plastiques dégradables sur le marché. Certains sont fabriqués à partir d’amidon et d’autres sont constitués de plastique traditionnel dans lequel des additifs sont incorporés pour les rendre dégradables. Ceux-ci ont des propriétés physico-chimiques différentes des plastiques conventionnels.

Si vous apercevez une allégation sur le sac (biodégradable, oxodégradable ou compostable), réutilisez-le, puis en fin de vie, déposez-le dans les ordures.

Source : Évaluation de leur impact environnemental, publié en 2007 par RECYC-QUÉBEC

Un camion peut-il être utilisé pour la collecte d’ordures et celle des matières recyclables?

Oui. Un même camion peut être utilisé pour la collecte des matières recyclables et pour la collecte des déchets, même si cela n’est pas identifié comme tel sur le camion. Le camion ayant servi à la collecte des déchets est lavé avant de transporter les matières recyclables.

Les petits pots de yogourt faits de plastique numéro 6 sont-ils acceptés dans les centres de tri?

Non. Les petits pots de yogourt qui sont vendus en paquets de plusieurs contenants ne sont pas acceptés dans la plupart des centres de tri. Il est donc préférable d’acheter des grands formats ou des petits pots vendus à l’unité, qui sont quant à eux acceptés dans les centres de tri, car ils ne sont pas fabriqués à partir du même type de plastique.

Les matières récupérées ont-elles une valeur?

Oui. Les matières recyclables récupérées ont une valeur marchande. À titre d’exemple, en 2011, le prix moyen pour une tonne de bouteilles de plastique transparent fait de PET (plastique numéro 1) récupéré était de 601 $.